mercredi 10 septembre 2014
Vote de confiance: Le Guen appelle les socialistes au rassemblement
Jean-Marie Le Guen, Tn Requin secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a appelé mercredi les socialistes à se rassembler à l'occasion du vote de confiance, les reproches contre la politique du gouvernement ayant "beaucoup moins de pertinence" car "les choses bougent" au plan européen.
"On voit que nous sommes dans une période où le Premier ministre et nous tous appelons à la responsabilité", a déclaré sur RMC et BFMTV M. Le Guen, qui s'est de nouveau dit "confiant" pour le vote de confiance mardi à l'Assemblée.
"Le débat n'est plus sur des éléments de politique économique. La situation a d'ailleurs beaucoup changé de ce point de vue (...) Ce que fait la Banque centrale européenne, ce que fait, peut-être demain je l'espère, le plan d'investissement de la Commission européenne, les fameux 300 milliards. Les choses évoluent. D'un certain point de vue, Nike Tn les reproches faits à la politique gouvernementale ont beaucoup moins de pertinence et je pense que ce serait le moment de nous rassembler", a poursuivi le secrétaire d'Etat.
"Les résultats viendront quand nous aurons pu redresser l'économie et cela ne se fait pas en un jour", a-t-il insisté.
S'il concède une "rentrée très mauvaise au plan politique", M. Le Guen a regretté le manque de visibilité de la politique gouvernementale: "on oublie de parler de la rentrée scolaire qui a été tout à fait remarquable. On nous prévoyait le pire avec l'application des quatre journées et demie, des rythmes scolaires. On va avoir une discussion sur un projet de loi sur le vieillissement qui adapte de façon très positive notre société. La transition énergétique, qui a opposé les super-écolos aux super-productivistes: tout cela est terminé par un projet de loi qui rassemble tout le monde pour l'essentiel".
"On fait des réformes de structure qui Air Max sont tout à fait fondamentales. On n'en parle pas. C'est aussi un peu de notre faute parce qu'on étale nos divisions et, parfois, des comportements qui posent problème", a-t-il conclu.
Tout comprendre à l'affaire Thévenoud
POLEMIQUE - Le député débarqué du gouvernement Air Max 90 Homme Valls II n'a pas payé ses impôts, ses loyers et même ses amendes...
En acceptant le poste de secrétaire d'Etat du Commerce extérieur, Thomas Thévenoud ne pensait pas faire parler de lui à ce point-là. Depuis une semaine, les révélations se succèdent sur l'éphémère ministre. Si vous n'avez pas suivi le début de «l'affaire Thévenoud», 20 Minutes vous propose un cours de rattrapage.
Quand l'affaire a-t-elle éclaté?
Jeudi 4 septembre, au terme d'une journée catastrophique pour François Hollande, avec la publication du brûlot de Valérie Trierweiler qui assassine son ancien compagnon, l'exécutif va vivre une dernière secousse: débarquer pour indélicatesse fiscale le tout nouveau secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, nommé neuf jours plus tôt. L'élu de 40 ans n'a ni déclaré, ni payé ses impôts pendant au moins trois ans…
Manuel Valls savait qu'il y Nike Free Run avait quelque chose qui clochait chez son éphémère secrétaire d'Etat le week-end précédent puisqu'à La Rochelle, il aurait dit à Thévenoud: «on est en train de regarder ton dossier». Ce qui peut expliquer pourquoi ce dernier s'était fait plus que discret à l'université d'été du PS, refusant les sollicitations des journalistes.
Qui est Thomas Thévenoud?
Nommé dans le gouvernement Valls 2 au poste de secrétaire d'Etat du Commerce extérieure, Thomas Thévenoud restera comme le plus éphémère des membres du gouvernement sous la Vè République. Elu conseiller général de Saône-et-Loire en 2008, il entre à l'Assemblée nationale en 2012. Très vite il se fait remarquer dans le pléthorique groupe PS. nike shox pas cher En février 2014, il est nommé médiateur dans la crise opposant les chauffeurs de taxis aux VTC. En juin, il devient porte-parole du groupe PS à l'Assemblée. De lui, Arnaud Montebourg, élu aussi de Saône-et-Loire, dit qu'il est «le meilleur». Les deux hommes sont proches, mais pas tout à fait sur la même.
Irak: Kerry lance à Bagdad une tournée pour bâtir une coalition antijihadiste
Le secrétaire d'Etat américain Tn Requin John Kerry a entamé mercredi à Bagdad une tournée destinée à bâtir une large coalition contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), dont le plan d'action doit être présenté en soirée par le président Barack Obama.
Les efforts internationaux se sont accélérés pour contrer la menace grandissante posée par l'EI, qui multiplie les exactions dans les régions conquises en Irak et en Syrie et a décapité deux journalistes américains, le président français François Hollande se rendant vendredi en Irak avant d'organiser lundi à Paris une conférence sur la sécurité dans ce pays.
Sur le terrain, les Etats-Unis poursuivent leur campagne de frappes entamée le 8 août sur des positions de l'EI dans le nord irakien, une aide cruciale pour les forces fédérales et kurdes qui ont pu reprendre certains secteurs après leur initiale déroute au début de l'offensive jihadiste le 9 juin.
Deux mois et demi après sa première visite à Bagdad pour pousser les Irakiens à mettre en place un gouvernement rassemblant toutes les communautés et susceptible de faire face à l?assaut de l'EI, M. Kerry est arrivé dans la matinée à Bagdad.
Il devait discuter avec le Premier ministre Haïdar Al-Abadi des moyens d'accroître le soutien américain au gouvernement formé lundi, selon le département d'Etat. Il devait évoquer aussi le "rôle crucial" que doit jouer l'Irak dans la construction d'une coalition mondiale afin "au bout du compte de vaincre l'EI", a dit un responsable américain.
Après Bagdad, M. Kerry se rendra jeudi à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, pour rencontrer les chefs de la diplomatie des six monarchies arabes du Golfe qui avaient réclamé plus de détails en vue de leur participation à la coalition.
- Opération à long terme -
Des représentants d'Irak, de Jordanie, Nike Air Max d'Egypte et de Turquie seront également présents à cette réunion qui survient après l'annonce par les Etats membres de la Ligue arabe de leur détermination à "affronter les groupes terroristes" dont l'EI.
Pour M. Kerry, il s'agit de mettre sur pied "la plus large coalition possible de partenaires (...) afin de faire face, d'affaiblir et au final de vaincre l'EI". Et "presque tous les pays ont un rôle à jouer pour éliminer le mal que représente l'EI".
Les Etats-Unis sont passés à la vitesse supérieure dans la foulée du sommet de l'Otan vendredi, où plusieurs pays ont jeté les bases de cette coalition contre le groupe extrémiste sunnite formé de milliers de combattants dont une partie est recrutée en Occident.
Après des hésitations qui lui avaient valu de nombreuses critiques, le président américain présentera mercredi soir (jeudi 01H00 GMT) la stratégie des Etats-Unis pour "affaiblir et, à terme, détruire" l'EI.
Tout en restant fidèle à son crédo pas de troupes américaines de combat au sol, M. Obama ne fera pas d'annonces précises sur le calendrier, mais "il ne s'agit pas d'une opération à court terme", a dit la Maison Blanche, alors que M. Kerry avait reconnu que ce combat "pourrait prendre un an, deux ans, trois ans".
- Obama prêt à frapper en Syrie -
Alors que M. Obama espérait tourner la page de l'engagement militaire américain au Moyen-Orient, il a affirmé mardi soir être en mesure de prendre les décisions nécessaires pour élargir l'action militaire contre l'EI sans avoir à solliciter préalablement le feu vert du Congrès.
Le principal point d'interrogation porte sur d'éventuels bombardements sur la Syrie, où les jihadistes sunnites ont profité de la guerre civile pour s'emparer de pans de territoire, déclarant fin juin un califat sur les régions conquises en Syrie et en Irak.
Néanmoins selon les quotidiens américains New York Times et Washington Post, M. Obama s'apprête à autoriser des frappes aériennes en Syrie dans le cadre de sa stratégie.
L'EI "ne respecte pas les frontières internationales. On ne peut pas leur laisser un refuge (...). Le président va être très clair", a dit au Washington Post Michele Flournoy, ex-secrétaire adjointe à la Défense qui était parmi des experts ayant rencontré M. Obama lundi.
Né sous un autre nom en 2006 en Irak comme la branche irakienne d'Al-Qaïda, ce groupe a ensuite coupé les liens avec Al-Qaïda après son engagement en Syrie en 2013 et s'est taillé une réputation de groupe sanguinaire commettant exécutions, viols et persécutions.
En Syrie, le nouvel émissaire de l'ONU Staffan de Mistura, Air Jordan Pas Cher poursuit sa première visite dans le pays ravagé par plus de trois ans de guerre, alors qu'un important groupe rebelle islamiste Ahrar al-Cham a nommé une nouvelle direction, au lendemain d'un attentat ayant tué son chef et une trentaine d'autres responsables du groupe à Idleb (nord-ouest).
jeudi 4 septembre 2014
la première adjointe du maire FN démise de ses fonctions
Entre huées et applaudissements, le conseil municipal a été houleux, mercredi 3 septembre, à Hayange (Moselle). La première adjointe au maire FN Fabien Engelmann a été officiellement démise de ses fonctions, après ses accusations sur les comptes de campagne de l'édile.
Le maire FN de #Hayange, F. Engelmann, arrive pour le conseil municipal. Les applaudissements se mêlent aux huées. pic.twitter.com/ygLBPMTHqC
— Bastien Hugues (@bastienhugues) September 3, 2014
Après plusieurs jours de guerre ouverte entre le maire et sa première adjointe, la décision d'exclure Marie Da Silva a été approuvée après un vote à bulletin secret par 21 voix contre elle, 1 voix pour et 1 vote blanc, devant quelque 200 personnes, dont de nombreux journalistes. "Un résultat sans appel", s'est félicité le maire.
Le retrait des attributions d’adjointe à Marie Da Silva ne suscite pas d’explications de fond entre l’intéressée et le maire d'#Hayange.
— Bastien Hugues (@bastienhugues) September 3, 2014
"Je n'ai pas fini mon bras de fer avec le maire"
Marie Da Silva a porté plainte, mardi, pour "abus de confiance, abus de biens sociaux et harcèlement" contre Fabien Engelmann, lui reprochant des irrégularités dans ses comptes de campagne lors des dernières élections municipales. Factures à l'appui, elle affirme avoir avancé quelque 3 000 euros, partiellement remboursés, sans être déclarés dans les comptes officiels du candidat.
L'opposition, qui a demandé la démission du maire, n'a pas pris part au vote, dénonçant une "mascarade". De son côté, Marie Da Silva a assuré ne pas avoir "fini son bras de fer avec le maire". Elle a annoncé sa volonté de saisir le tribunal administratif contre son limogeage, faute de motif valable.
Le chômage stable au 2e trimestre en métropole, à 9,7%, selon l'Insee
Le taux de chômage est resté stable au 2e trimestre en métropole, touchant 9,7% de la population active, et a légèrement augmenté en incluant l'Outre-mer (+0,1 point, à 10,2%), a annoncé jeudi l'Insee.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l'Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), baisse de 0,2 point dans l'Hexagone, et de 0,1 point en incluant l'Outre-mer. A l'opposé, le deuxième "thermomètre du chômage", le nombre d'inscrits à Pôle emploi, a lui continué à grimper.
Entre avril et juin, en métropole, le chômage des jeunes, priorité du gouvernement, ne progresse pas mais reste très élevé (22,8%). Sur un an, il baisse de 1,6 point. Celui des seniors (50 ans et plus) baisse légèrement, passant de 6,7 à 6,6%. Il est stable sur un an.
Au total, selon l'Insee, 2,8 millions de personnes étaient au chômage au 2e trimestre.
Dans ses prévisions, publiées en juin, l'Institut tablait sur une augmentation de 0,1 point au second trimestre pour atteindre 9,8% en métropole (10,2% avec l'outre-mer), niveau auquel il se stabiliserait jusqu'à la fin de l'année 2014.
Sur le même deuxième trimestre 2014, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité inscrits à Pôle emploi a continué à augmenter, battant chaque mois de nouveaux records (plus de 3,4 millions fin juillet en métropole).
Samedi, le ministre du Travail François Rebsamen avait reconnu "un échec" en matière d'emploi: depuis l'élection de François Hollande, plus de 500.000 nouveaux demandeurs d'emploi sans activité ont poussé la porte de Pôle emploi.
La divergence entre les deux indicateurs s'explique par le fait qu'ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi recense les inscrits sur ses listes alors que l'Insee mesure son taux à partir d'une enquête trimestrielle auprès de 110.000 personnes. Seul le taux de l'Insee est reconnu à l'international.
Le taux de chômage de l'Insee a atteint son pic historique (10,4% en métropole) à deux reprises en 1994 et 1997. Sur les 30 dernières années, il a atteint son plus bas niveau (6,8%) en 2008, peu avant la crise financière mondiale. Aucun organisme international ne prévoit de baisse du chômage avant, au mieux, 2015.
Le chef de l'Etat, qui a admis avoir échoué à "inverser la courbe du chômage" fin 2013 comme il s'y était engagé, avait estimé début mai que, sans baisse du chômage, il n'aurait pas la crédibilité nécessaire pour briguer un second mandat.
Des robots, une aide pour les enfants autistes ?
Les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) pourraient améliorer leur apprentissage grâce à l'accompagnement de robots humanoïdes. Explications.
Les petits autistes pourraient gagner en autonomie grâce à un robot social. Des chercheurs de la Viterbi School of Engineering, à Los Angeles aux Etats-Unis, en ont fait la démonstration au Symposium international sur la communication interactive entre robot et l'homme qui s'est tenu à Edimbourg, en Ecosse le 27 août dernier. Un scénario de science-fiction ? Pas du tout, assurent les scientifiques. Alors que les enfants autistes éprouvent des difficultés à reproduire des comportements, ils arriveraient à imiter les gestes enseignés par un robot humanoïde.
L'expérience qu'ils ont rapportée devant leurs confrères s'est déroulée dans le cadre du programme ASK NAO, qui vise à exploiter les compétences du robot Nao, un humanoïde intelligent et programmable d'une hauteur de 58 cm, développé par la société française Aldebaran Robotics.
Un robot Nao pour chaque enfant autiste
Pour vérifier si le robot Nao était capable d'interagir avec les enfants autistes, les chercheurs ont d'abord formé deux groupes : des enfants "à haut potentiel" et des enfants autistes. Chaque enfant devait ensuite imiter un robot Nao, qui lui demandait de reproduire 25 poses différentes avec son bras, explique le site Humanoïdes. Si un enfant imitait correctement, alors le robot le félicitait d'un "Bien joué !" et d'un clignement des yeux de couleur verte. En cas d'échec, Nao réitérait sa demande à l'oral, soit sous une forme différente soit en associant des gestes à ses instructions.
Le constat est bluffant : les enfants autistes qui ont reçu des instructions plus précises sont parvenus plus facilement à reproduire les poses demandées.
Les chercheurs imaginent déjà accompagner chaque enfant autiste en thérapie d'un robot humanoïde social afin de leur permettre d'être plus autonome et d'apprendre plus vite. Un souhait qui ne sera pas tout de suite exaucé : d'autres études sont nécessaires pour confirmer ces premiers.
Pour échapper aux gangs, des milliers d'enfants quittent, seuls, le Honduras
Cristian, 16 ans, se rappelle le jour où Alexander et Jairo, deux de ses meilleurs amis, lui ont confié qu'ils allaient quitter clandestinement le Honduras pour les Etats-Unis afin de fuir les gangs, un chemin qu'empruntent chaque mois des milliers d'enfants de ce pays.
"Ils m'ont demandé de garder le secret. Ils n'avaient pas assez pour payer un "coyote" (passeur, ndlr), mais ils étaient menacés par les membres de la Mara Salvatrucha", raconte-t-il à l'AFP. Ce gang et tant d'autres recrutent par la force de nombreux mineurs au Honduras, au Salvador et au Guatemala.
L'adolescent grand et mince, aux cheveux ondulés, n'a pas oublié la date de leur départ: le 25 juillet. "Cela me fait de la peine... On leur avait dit que là-bas (aux Etats-Unis) ils auraient tout, donc ils ont suivi le courant".
Comme eux, des milliers d'enfants et adolescents traversent chaque mois plusieurs frontières, un long trajet de plus de 1.500 kilomètres qu'ils empruntent seuls, à leurs risques et périls, dans une zone où les bandes criminelles sont omniprésentes, surtout au Mexique.
Entre octobre 2013 et août 2014, 61.581 mineurs non accompagnés ont été interceptés par les garde-frontières, puis transférés dans des centres d'hébergement aux Etats-Unis dans l'attente qu'un juge statue sur leur sort, ce qui peut prendre des mois.
Au Honduras, la motivation est évidente: fuir ce pays qui est le plus violent au monde, avec 79 assassinats pour 100.000 habitants selon l'Observatoire de la violence de l'Université nationale.
Depuis 1998, 9.641 meurtres ont été enregistrés chez les moins de 23 ans, selon l'ONG américaine Casa Alianza.
"Ici les enfants, on leur fait vendre de la drogue. Les "pandilleros" (membres de gangs) les menacent de les tuer s'ils ne le font pas", raconte Cristian, encore peiné par le départ de ses amis: "ils sont partis pour cette raison, parce qu'ils avaient peur des gangs".
- Créer des 'opportunités' -
Rêvant d'un avenir meilleur, Alexander et Jairo sont partis vers les Etats-Unis au moment même où le président Barack Obama recevait à la Maison Blanche ses homologues Juan Orlando Hernandez (Honduras), Salvador Sanchez Cerén (El Salvador) et Otto Pérez (Guatemala), pour leur demander de décourager l'émigration, surtout des enfants.
Car le départ massif de mineurs de ces trois pays d'Amérique centrale, qui cherchent à échapper à la pauvreté ou aux gangs, a généré une crise aux Etats-Unis, le phénomène ayant atteint une ampleur sans précédent.
"Nous avons une responsabilité commune face à ce problème", a clamé fin juillet Barack Obama, insistant sur la nécessité de lutter contre les passeurs et annonçant un renfort de 3,7 milliards de dollars pour augmenter la présence policière et judiciaire.
Mais "la migration ne va pas s'arrêter si on ne s'attaque pas aux causes", soupire Yadira Sauceda, administratrice de l'ONG Compartir ("partager").
Dans cette ONG, qui depuis 23 ans vient en aide aux jeunes de Villanueva, Los Pinos et Suyapa, des quartiers pauvres à l'est de la capitale Tegucigalpa, Cristian est ravi d'apprendre la soudure.
Il pense que, s'il a eu la chance d'échapper aux menaces des gangs, c'est parce qu'il vit "comme un prisonnier", allant directement de sa maison à l'école puis à l'ONG, sans jamais rester traîner ou jouer dans la rue.
"La création d'opportunités, c'est ce qui peut empêcher que les enfants émigrent", plaide Rosa Maria Nieto, directrice de l'organisation. Des projets similaires, à l'initiative des Etats-Unis et de l'Agence internationale pour le développement, sont menés au Guatemala, au Salvador et au Honduras.
"Ici j'ai appris des choses que je n'aurais jamais pu apprendre autrement, dans ma vie", confie Cristian, qui espère bien ne jamais avoir à fuir lui son pays.
Son rêve? Devenir militaire, pour pouvoir se déplacer armé, afin de se protéger et de défendre les enfants de son quartier du harcèlement des gangs.
Mais ses amis lui manquent. "Je n'ai aucune nouvelle d'eux depuis qu'ils sont partis. S'ils sont renvoyés ici, ils courent le risque que (les gangs) les tuent".
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